Nouvelles normes COV et qualité de l’air 2025

À l’aube de 2025, l’Europe a renforcé son cadre réglementaire autour de la qualité de l’air et des émissions industrielles : nouveaux seuils pour les polluants atmosphériques, restrictions sur les matériaux d’emballage, obligations accumulées pour la gestion des COV. Ces évolutions frappent en premier lieu les industries les plus émettrices (imprimerie, packaging, textile) qui doivent s’adapter rapidement sous peine de non-conformité.

Normes COV plus strictes

Améliorer la qualité de l’air

L’adoption fin 2024 de la directive européenne révisée sur la qualité de l’air ambiant impose aux États membres de respecter des normes beaucoup plus strictes d’ici 2030, notamment concernant les seuils de pollution atmosphérique. Selon un communiqué du 14 octobre 2024 du Conseil de l’Union européenne, cette révision vise à « mieux protéger la santé grâce à des limites renforcées sur les principaux polluants ». Le même constat est rappelé par PACA Développement Durable, qui souligne dans son dossier 2024 que l’Europe engage une « réduction structurelle » des polluants atmosphériques pour les secteurs industriels fortement émetteurs.

Ces normes renforcées portent sur les particules fines PM2,5 et PM10, le NO₂, le SO₂, l’ozone, mais aussi des polluants chimiques tels que le benzène, les hydrocarbures aromatiques, et d’autres substances issues du COV. D’après l’Ineris (rapport 2024 sur la qualité de l’air), ces polluants sont étroitement liés à l’activité industrielle, à la combustion et à l’usage de solvants. De son côté, le ministère de la Transition écologique rappelle que les COV représentent l’un des leviers majeurs pour atteindre les futurs objectifs européens.

En France, le Plan national de réduction des émissions atmosphériques (PREPA) fixe déjà, pour la période 2022-2025, des objectifs volontaires de diminution des émissions de COV non méthaniques, des particules fines et de plusieurs gaz à effet nocif, afin de préparer l’alignement avec les nouvelles obligations européennes. Ce cadre est réaffirmé par le Ministère de la Transition écologique dans sa mise à jour 2024 du PREPA, qui insiste sur la nécessité pour les secteurs industriels d’adopter des systèmes de filtration, de dépoussiérage et de contrôle des émissions pour rester dans la trajectoire exigée.

Pression sur le textile et le packaging

Le nouveau Règlement (UE) 2025/40 sur les emballages et déchets d’emballages, publié le 22 janvier 2025, transforme profondément le cadre réglementaire européen. Selon EUR-Lex (Journal officiel de l’UE, 22/01/2025), ce règlement fixe des objectifs de recyclage beaucoup plus ambitieux, notamment 85 % pour le papier/carton dès 2025, ainsi que des exigences de réduction des matériaux difficilement recyclables. La CCI Paris Île-de-France, dans son analyse réglementaire 2025, souligne également que ce nouveau texte des restrictions sur les substances dangereuses introduites dans les traitements chimiques de l’emballage, renforçant ainsi les contraintes pour les imprimeurs, les conditionneurs et les fabricants de packaging.

Dans le secteur textile, les réglementations 2025 imposent elles aussi un encadrement environnemental plus strict. D’après le dossier réglementaire Textile 2025, ces règles renforcent les obligations de traçabilité, de circularité des matériaux, et de réduction des substances chimiques utilisées dans les processus de teinture, de collage ou d’impression ou toutes autres sources de COV dans les ateliers. Cette orientation est confirmée par Interreg Europe dans son rapport 2024-2025 sur la transition textile, qui met en avant l’obligation progressive d’utiliser des procédés moins émissifs et mieux contrôlés, en cohérence avec les objectifs européens de réduction de la pollution atmosphérique.

Solvants et émissions de COV

Dans l’imprimerie, le packaging et l’industrie textile, l’usage de solvants organiques est omniprésent (encres, colles, teintures, vernis, finitions…). Selon FranceEnvironnement (dossier 2024 sur la maîtrise des émissions atmosphériques), ces solvants émettent directement des Composés Organiques Volatils (COV), contribuant à la pollution de l’air, aux odeurs industrielles et aux risques pour la santé des opérateurs. Cette contrainte est renforcée par le cadre défini dans EUR-Lex, qui rappelle que les industries utilisant des solvants sont soumises aux obligations de contrôle et de réduction des COV dans l’air.

Face à ce contexte, la réglementation exige désormais une maîtrise beaucoup plus stricte. Comme l’explique Servithen dans sa note technique 2024, la réduction des émissions passe obligatoirement par la filtration, la ventilation et le dépoussiérage des zones de production. Cette obligation est également encadrée par les principes présentés dans la Directive sur les émissions industrielles, qui impose des limites d’émissions et le contrôle régulier des installations.

Réduction des COV, enjeu de santé publique

La révision européenne sur la qualité de l’air souligne l’urgence sanitaire liée aux polluants atmosphériques (particules fines, NO₂, COV et composés toxiques). D’après le Consilium (communiqué, octobre 2024), ces polluants sont responsables de milliers de décès prématurés en Europe chaque année, justifiant des limites beaucoup plus sévères d’ici 2030. L’Ineris, dans son rapport 2024 sur la radiation de l’air, confirme que les COV industriels sont associés à des risques respiratoires, neurologiques et à une dégradation de l’air intérieur et extérieur.

Pour les secteurs comme l’imprimerie ou le textile, cela crée un double impératif :

  • réduire les émissions diffusées dans l’air extérieur
  • protéger les opérateurs exposés aux solvants, poussières, particules et gaz inflammables

Selon Apave France (Qualité de l’air 2024), cela nécessite des détecteurs, des capteurs de suivi en continu et parfois des systèmes de dépoussiérage haute performance. La Directive IED rappelle que les sites industriels manipulant des solvants ou des gaz inflammables doivent intégrer une surveillance rigoureuse et documentée.

Solutions conformes aux normes COV

Solutions techniques pour réduire les COV

Pour réduire efficacement les émissions de COV et de particules, les industriels doivent s’appuyer sur des systèmes de filtration et de dépoussiérage capables de capter les solvants, poussières, vapeurs et résidus chimiques. Grâce à son expertise en performance industrielle et en maîtrise opérationnelle, Operational accompagne les sites dans le choix et l’intégration de solutions de traitement de l’air adaptées aux contraintes des ateliers :

  • optimisation des flux d’extraction
  • dimensionnement des filtres à haute efficacité,
  • des systèmes de captation à la source,
  • réduction des émissions diffusées par une organisation plus rigoureuse des postes

En parallèle, de plus en plus d’usinesintègrent des systèmes de récupération de chaleur. Cette technologie permet de réduire la consommation énergétique globale tout en maintenant une ventilation adaptée aux exigences réglementaires. Elle s’inscrit pleinement dans les objectifs de transition énergétique prévus par le cadre européen.

La surveillance se poursuit depuis le COVID

Comme le rappelle FranceEnvironnement (article 2024), les capteurs COV, détecteurs de gaz inflammables et analyseurs CO₂ permettent un suivi en temps réel des émissions et déclenchent des alertes en cas de dépassement de seuils.

Operational intervient à ce niveau en accompagnant les entreprises dans :

  • le déploiement de dispositifs de mesure en continu
  • la définition des seuils d’alerte,
  • l’interprétation des données pour orienter les actions correctives,
  • l’intégration de ces mesures dans une démarche globale de maîtrise des risques

La Directive IED exige une traçabilité complète des contrôles pour les installations classées. Operational aide les industriels à structurer leur suivi, à documenter leurs données et à préparer les audits réglementaires, entraînant ainsi les non-conformités et les arrêts de production.